Prise en charge VIH

Permanence de Sexologie à l'hôpital Sainte-Musse

Affichette sexo 1

CeGIDD (Centre Gratuit d’Information de Dépistage et de Diagnostic)

Hôpital Ste Musse

Toulon

 

Permanence : Conseil Conjugal et Sexologie

Vendredi : 14h–17h

 

Mentionnée dans la loi de Sécurité Sociale 2015 qui envisage le dépistage en prenant en compte globalement la personne, la sexologie et la santé sexuelle font leur entrée à l’hôpital !

 

La possibilité est donnée aux personnes qui viennent au CeGIDD de Toulon de rencontrer avec ou sans rendez vous une conseillère conjugale et sexologue.

 

En effet après un risque sexuel, une déception, de la violence, ou se posant des questions sur une pratique sexuelle, une difficulté sexuelle, des blocages, des tabous, des hontes, des peurs, ou simplement une frustration, une difficulté à être à l’aise dans son corps et dans son rapport à l’autre.

 

Pour toutes les questions relevant de la contraception, de l’avortement.

 

Faire le point sur sa vie affective et sexuelle, besoin de parler de sa première fois, des préservatifs, des traitements d’aide à l’érection, de la sexualité après une naissance, après la ménopause…

 

Autant de moments de vie qui peuvent amener à consulter en toute confidentialité et en prenant le temps nécessaire…

 

Une orientation peut aussi être proposée vers les spécialistes : gynécologues, médecin traitant…

 

Oser en parler est déjà un début de résolution des difficultés, pour les hommes, les femmes, les jeunes et moins jeunes, le CeGIDD est un lieu ressource en Santé Sexuelle, gratuité et confidentialité, ce lieu est à vous.

 

Sandra GUIADEUR

Février 2016, Toulon

Les lesbiennes face aux IST et au VIH

Les brochures concernant ce thème ne sont pas nombreuses, beaucoup moins que celles concernant les H.S.H, de fait les lesbiennes et F.S.F ont été longtemps invisibilisées dans la prévention (et ailleurs...)

A noter aussi que l'hétérocentrisme (voir toutes les attitudes et ne penser qu'à travers le prisme de l'hétérosexualité) ne permet pas le dialogue avec toutes et tous notamment dans les séances d'éducation à la sexualité, à travers tous les discours et les représentations qui sont énoncés,des réalités manquent à l'appel...

Heureusement les collectifs se mobilisent et les bonnes volontés qui acceptent de parler de TOUTES les sexualités, à égalité, sont bien plus nombreuses qu'avant.

Donc, en passant, redire que les I.S.T et le V.I.H sont toujours présents et qu'ils concernent tout un chacun.

Rappeler aussi (mais c'est un autre sujet qui sera traité dans un autre onglet) que les violences existent dans un couple lesbien ou gay, et cela aussi on en parle si peu ...

 

Visualisez et téléchargez le document sur « http://education-sante-ra.org/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

http://education-sante-ra.org/publications/2011/fiche_pratique_crips_06.pdf

Fiche pratique CRIPS 06.pdf

Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH

Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH

Visualisez ou téléchargez ce document sur « http://www.sante.gouv.fr/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

Microsoft Word - experts-vih_actualisations2014 - experts-vih_actualisations2014.pdf

VIH SIDA

J'ai 43 ans quand j'écris ce texte, je suis maintenant une professionnelle de la santé sexuelle et je voudrais témoigner pour les plus jeunes de ce qu'a représenté l'arrivée brutale de cette infection dans nos sociétés, nos vies, nos cœurs… Je renvoie d'ores et déjà le lecteur au livre témoignage important de Didier Lestrade et de Gilles Pialloux : « SIDA 2.0 regards croisés sur 30 ans d'une épidémie ».

Cette épidémie est arrivée brutalement, c'était comme une guerre invisible, on ne comprenait pas ce qui se passait, on ne savait rien d'elle ni comment s'en protéger, pourquoi de jeunes hommes mourraient, pourquoi des usagers de drogue par intraveineuses, pourquoi plus d'Haïtiens... Puis des femmes aussi...

Les antis libertés qui se sont emparés de cette nouvelle pour accuser les homosexuels, les racistes pour dire que c'était la faute de l'Autre, toute une presse s'est déchainée à l'époque !

En attendant les analyses des uns et des autres, les personnes mourraient... vite…

J'étais dans ma chambre de fac lorsque j'ai entendu à la radio l'annonce du décès du chanteur des « Queen », Freddy Mercury, et même si c'était en 1991 et que le monde avait déjà perdu trop de connus et d'inconnus, cet épisode renferme symboliquement la fin d'une époque où la sexualité pouvait être vécue sans se poser de questions.

Ma génération a été la première à devoir penser préservatif avant l'envie, infection avant désir, mort en lieu et place de la vie et ce n'était pas simple...

Cette génération a dû penser en même temps que déjà repenser la relation à l'autre, la sexualité, la protection et pour ma part je lisais tout sur l'infection devenue une pandémie tant son impact sur nos consciences a été majeur et déterminant pour notre futur d'hommes et de femmes.

Le SIDA c'est une génération qui a su aussi s'organiser, c'est un mouvement associatif incroyable qui a mis le patient, expert de sa pathologie, au centre de toutes les décisions, un monde associatif militant et provoquant qui a su influencer et se faire entendre pour que la réponse médicale arrive, arrive enfin...

La remise du prix Nobel a constitué à ce titre la reconnaissance officielle du rôle majeur joué par l'Institut Pasteur, notamment en la personne de Luc Montagnier et de Françoise Barré-Sinoussi dans la co-découverte du virus de l'immuno-déficience humaine.

Où en sommes-nous maintenant ? Les multi thérapies arrivées en 1996 vont pouvoir, malgré de lourds effets secondaires, permettre aux personnes de vivre ! De contrôler leur charge virale et de commencer (pour ceux qui la supportent bien) à faire à nouveau des projets. La transmission de la mère à l'enfant n'est plus une fatalité (dans les pays qui ont accès pleinement aux traitements et à une bonne prise en charge).

Dans mes interventions, j'ai remarqué qu'aujourd'hui, le SIDA ne fait plus peur, et c'est tant mieux, par contre il est inquiétant de constater qu'il y a beaucoup moins de moyens dédies à des actions de sensibilisations, ce qui fait que nous n'en parlons plus (ou moins), que donc les personnes pensent que ce n'est plus si important que cela, on croit (à tort) que cette infection n'est plus un problème... et l'utilisation du préservatif n'est plus systématique... et l'infection revient… et les contaminations reprennent...

50 000 personnes qui vivraient avec le virus sans le savoir en France !

Pour finir soulignons toujours, qu'ici comme ailleurs, les personnes contaminées continuent à souffrir autant de la discrimination, de l'homophobie et de l'ignorance de ceux qui les rejettent, que de l'infection elle-même. Cette difficulté ne s'est pas envolée avec les progrès des traitements.

Être séropositif ne se dit pas encore partout ni à tout le monde de peur du rejet et de la stigmatisation et, ici comme ailleurs, tous nos efforts doivent lutter contre ces violences, mais aussi contre les inégalités d'accès aux soins et la précarité de ceux qui doivent conjuguer traitements et survie.

Ne lâchons rien, l'épidémie est toujours là : homo, hétéro, bi et dans le monde entier !

Sandra GUIADEUR

Savoir Santé Sexualité