La Sexologie sans idéologie

Idc3a9ologie

 

La Santé Sexuelle devrait s'extraire des idéologies qui l'ont nourrie et aidée à être visible.

L'idée serait de ne pas rester figé dans un cadre spécifique de pensée qui oblige à une certaine conduite, des codes, des mots et pas d'autres, des postures professionnelles et pas d'autres... J'ai ressenti (et je ne pense pas être seule dans ce cas) le besoin de me libérer des groupes auxquels j'ai appartenu un temps.

Pour avoir soutenu et agi en leur sein au nom de chartes magnifiques et idéales (qui restent chères à mon cœur), j'ai détesté ce que j'ai constaté : l'amour immodéré du pouvoir, les relais d'influence n'œuvrant que pour des aspirations personnelles et particulières, une rigidité qui voulait que, pour des raisons surréalistes l'on travaille avec telle personne et pas une autre, tel groupe et pas un autre...

Le groupe de pensée lorsqu'il se veut militant et politique risque de tomber dans ces travers qui freinent la réflexion, l'innovation, le renouvellement et la richesse des différences...

La Sexualité devrait toujours être pensée avec le plus de liberté possible, toutes les influences doivent être analysées, les outils d'intervention, les thérapies, les savoirs être et faire au plus proche de la liberté personnelle et la valoriser.

Nous avons eu besoin des groupes à une époque où le nombre était nécessaire pour se faire entendre, à l'heure d'internet et de la globalisation les idées et travaux de réflexion jaillissent de toutes parts, il semble difficile de maintenir des fonctionnements de groupes fortement identifiés.

Nous devons défendre et développer les lois, faire appliquer mondialement les directives de l'O.M.S et de l'UNESCO pour la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre le V.I.H.

Médecins (urologues, gynécologues, oncologues, infectiologues...), professionnels para- médicaux (kinésithérapeute, sages- femmes, infirmiers (ères), sanitaires et sociaux (éducateurs, conseillers conjugaux, assistants sociaux, médiateurs...)

 

Associations de patients et d'usagers, hommes, femmes, doivent s'emparer des droits, les faire appliquer, revendiquer en leur nom.

Si l'avortement par exemple n'est porté (visiblement) que par un groupe, comment faire entendre universellement le bien fondé de ce droit, et qu'arriverait- il si ce groupe disparaissait ou si il n'avait plus la force ni les moyens de lutter ?

Nous devons il me semble essayer d'étendre notre vision et de la développer chacun, chaque jour dans notre pratique professionnelle ou autre.

Nous devons parler de sexualité et de santé sexuelle et de droits sexuels, systématiquement, comme pour l’accès aux soins, à une éducation pour tous ou à mourir dans la dignité...

 

La Santé Sexuelle est un Droit Humain, nous devrions essayer d'établir notre réflexion toujours à cette échelle.

 

Sandra

militant politique sexologie idéologie

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