« Stratégie nationale de santé sexuelle, agenda 2017-2030 », un document du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

Strategie nationale de sante sexuelle mini

PRÉAMBULE

La stratégie nationale de santé sexuelle s’inscrit dans la mise en oeuvre de la stratégie nationale de santé et de la stratégie de santé pour les Outre-mer. Elle s’inscrit dans une démarche globale d’amélioration de la santé sexuelle et reproductive. Elle se base sur des principes fondamentaux : la sexualité doit être fondée sur l'autonomie, la satisfaction, la sécurité. Elle prend en compte les relations inégalitaires entre les sexes et les sexualités qui impactent l’accès universel à la santé sexuelle.

Nous avons fait le choix de construire cette stratégie en concertation avec les acteurs de terrain, ce qui a permis d’identifier de grandes priorités qui recouvrent l’ensemble des territoires :

  • la promotion de la santé et de la prévention, en agissant tôt et fortement sur tout ce qui a une influence sur notre santé ;
  • La promotion des droits humains et leur traduction dans la législation : refuser les discriminations, lutter pour l’égalité entre les femmes et les hommes, promouvoir l’approche centrée sur la personne dans son environnement, et une approche éthique ;
  • Organiser les soins autour des patients et en garantir l’égal accès ;
  • Contribuer à la démocratie sanitaire ;
  • Lutter contre les inégalités sociales et territoriales en misant sur la déconcentration des politiques publiques.

Elle s’adresse à l’ensemble de la population, articulant les interventions des professionnels, services et établissements d’un territoire autour de parcours dans lesquels la personne est un acteur de sa santé.

Pour autant, compte tenu des besoins spécifiques de certaines populations, une approche populationnelle renforcée est nécessaire afin d’assurer le déploiement de mesures adaptées à ces publics : les populations les plus exposées aux violences, et/ou au virus de l'immunodéficience humain (VIH), aux infections sexuellement transmissibles (IST), aux hépatites virales, et/ou aux discriminations et/ou les plus éloignés de l’offre généraliste de santé sexuelle.

Nous devons garantir la possibilité, pour les personnes, de choisir de concevoir des enfants si elles le souhaitent et quand elles le désirent, dans le cadre d’une sexualité satisfaisante, responsable et sûre.

Nous souhaitons en finir avec l’épidémie du sida d’ici 2030, et faire en sorte que 95% de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut VIH, que 95% des personnes qui connaissent leur séropositivité au VIH aient accès au traitement et que 95% des personnes sous traitement aient une charge virale supprimée d’ici 2020. Il s’agit également d’éliminer les épidémies d’infections sexuellement transmissibles en tant que problèmes majeurs de santé publique.

La stratégie nationale de santé sexuelle développe une action volontariste d’information, d’éducation à la santé et de communication, avec une place prioritaire pour la santé des jeunes et permet de renforcer la formation et la mobilisation des professionnels de santé, notamment de premier recours.

Enfin, elle s’inscrit en articulation avec les autres démarches impactant la santé sexuelle menées par le ministère chargé de la santé, le ministère en charge des droits des femmes, le ministère de l’éducation nationale, le ministère en charge de la jeunesse, le ministère des affaires étrangères et du développement international et/ou les autres administrations centrales ainsi que les structures institutionnelles et associatives, dans une logique de synergie et d’approche globale en matière de santé sexuelle.

Je remercie l’ensemble de nos partenaires qui ont contribué à l’élaboration de cette stratégie nationale de santé sexuelle et je compte sur vous pour la déployer à nos côtés.

Pr Benoît Vallet

Directeur général de la Santé.

Visualisez et téléchargez l'intégralité de ce document (75 pages) sur le site du Ministère des solidarités et de la Santé.

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