Adolescence et sexualité

  • « Préliminaires », un documentaire ARTE.

    « Préliminaires », un documentaire ARTE de Julie Talon.

    #sexe #adolescents #témoignages

    « À l’ère des réseaux sociaux, le premier baiser a laissé place à des pratiques plus crues, véritables rites de passage vers l’âge adulte. Des ados et des jeunes témoignent de leurs premières expériences sexuelles. Instructif et poignant.

    Les jeux sexuels précoces ont toujours existé. Aujourd’hui, les ados les baptisent "prélis", une abréviation de "préliminaires". Attouchements, fellations, cunnilingus... : à l’ère des réseaux sociaux, des "sextos" et de la "pornculture", ces pratiques remplacent souvent le premier baiser.
    Les passages à l’acte s’opèrent dès l’entrée au collège. Règles et codes de conduite pour ne pas être considéré comme "un dégonflé" ou une fille "qui n’ose pas" sont extrêmement bien établis : y déroger, c’est être mis au ban du groupe. Mais ces premières fois d’un genre nouveau sont souvent nimbées de peur, de honte, de culpabilité et de mensonge. Une perte d’innocence au goût amer...

    Rite initiatique

    La réalisatrice Julie Talon est allée à la rencontre de jeunes âgés de 12 à 23 ans, qu’elle interroge dans l’enceinte de leur établissement scolaire, à visage découvert pour certains majeurs. Afin de préserver l’anonymat des ados, elle a choisi de ne faire entendre que leurs voix, souvent brisées par l’émotion. Car cette parole libérée touche à des pratiques qui relèvent d’un rite initiatique vécu dans un contexte de contrainte et de violence insoupçonné par les adultes. Si les collégiens n’ont que peu de recul sur ce qu’ils sont en train de vivre, les jeunes sortis du secondaire se livrent à une analyse plus distanciée sur ces "prélis" et en tirent des leçons. Courageux et lucides, ils évoquent les contradictions entre la théorie et la pratique, et abordent les questions du consentement, du viol et du harcèlement, le tabou persistant de l’homosexualité ou encore le poids de la domination masculine.

    Documentaire de Julie Talon (France, 2019, 1h04mn)

    Disponible jusqu'au 13/12/2021 »


    Voir ce documantaire sur Youtube.

  • DROGUES : Les usages détournés de médicaments psychotropes chez les jeunes.

    «L’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies (OFDT) publie les résultats d’une étude sociologique sur les usages de médicaments psychotropes chez les jeunes. Une enquête qualitative a été  réalisée directement auprès de jeunes usagers de médicaments en dehors d’un cadre médical, afin d’analyser leurs perceptions, leurs modes d’approvisionnement et de consommations, et les significations qu’ils donnent à ces usages détournés de médicaments. Bien que les jeunes rencontrés assimilent couramment les médicaments psychotropes aux drogues traditionnelles, ils parlent des médicaments comme de drogues douces, alternatives légales à la consommation de drogues dures, substances relativement banales. Les jeunes rencontrés sont davantage sensibles aux risques sanitaires qu’aux risques sociaux et judiciaires. La diffusion des médicaments dans leur environnement et la banalisation de leur consommation structurent cette perception d’un faible risque de sanction. Les principales motivations de ces consommations sont l’automédication, la fête, et la réussite scolaire ou académique. Les auteurs analysent également les trajectoires de consommation et les dynamiques d’usage...», COREVIH Paca Ouest & Corse, Coordination CeGIDD.

  • Adolescence et panique !

     

    Adolescence et panique !

    "Il faut les cadrer ! ", "ils font n'importe quoi ! ", "les prises de risques, c'est eux ! "...

    NON ! Définitivement NON, ou encore une fois tout est affaire de nuances, de non jugement, de non stéréotypes...

    Durant mes longues années quotidiennement impliquée dans l'éducation à la sexualité et la planification, les adolescents (tes) rencontrés (ées) m'ont plus émue qu'ils n'ont motivé chez moi l'envie de les "recadrer" !

    On ne le dira jamais assez : ce n'est pas parce que l'on a 14, 15, 16 ans... qu'on est automatiquement immature ou irresponsable face à la sexualité et la vie affective.

    Ceux et celles qui l'étaient subissaient souvent un mal être profond, ne relevant pas nécessairement de la sexualité : problèmes familiaux, échecs scolaires...

    J'ai accompagné des couples, des femmes et des hommes avec un bon bagage socio professionnel et aucune difficulté majeure, qui pourtant ont, eux aussi un jour "oublié" de se protéger. Ceci pour mille raisons : la rencontre de l'amour de leur vie "pétage de plomb", beaucoup (trop) de travail et de responsabilités, la fatigue, la lassitude qui s'installe au bout de X années de contraception... " On a oublié le risque ! ".

    Peu importe l'âge... C'est humain, c'est inévitable mais dans une proportion moindre si la prévention peut jouer à fond ! : des moyens et une volonté politique, des lieux dédiés avec des professionnels formés non seulement en sexologie mais aussi (et surtout) sur le développement psycho-affectif des adolescents.

    Relisons les travaux de Michel BOZON "majoritairement, nos adolescents vont bien ! ", permettons leur (juste) de vivre cette grande étape de leur vie en leur faisant confiance, en reconnaissant leurs capacités et en les mettant en valeur, leur sexualité leur appartient, qu'ils et elles la vivent le plus librement possible sans que nous leur fassions porter nos représentations et nos peurs d'adultes !

    Faisons leur confiance, accompagnons les lorsqu'ils le demandent et en ont vraiment besoin.

    Les Quadras et Quinquas qui re découvrent une nouvelle liberté sexuelle doivent AUSSI se considérer "à risques" !

    Quand aux risques liés à la pornographie en ligne, n'oublions pas que les plus nombreux "consommateurs" sont adultes !

    Luttons aussi contre les stéréotypes de genre lorsque nous regardons nos adolescents : faisons en sorte que chacun ait la liberté de disposer de son corps, que chacun ait une pleine égalité face à sa sexualité et son orientation.

    Rappelons et ayons en tête les lois et circulaires qui permettent de vivre librement sa sexualité, d'avoir accès à la contraception (TOUTES) et à l'avortement avec ou sans l'autorisation parentale, ces acquis sont fragiles et doivent toujours être réaffirmés...

    Sandra

     

     

  • Le Livre des Infections Sexuellement Transmissibles

    Qu’est-ce qu’une IST ?

    Les IST sont les infections sexuellement transmissibles.

    Elles se transmettent principalement lors de relations sexuelles (contact entre la vulve, le vagin, le pénis, l'anus, les lèvres, la bouche et la main).

    Certaines IST sont répandues dans la population. La plupart d’entre elles se soignent facilement mais, non traitées, elles peuvent entraîner de graves complications.

    Lire la suite sur :

    http://www.inpes.sante.fr/CFESBases/catalogue/pdf/1211.pdf