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  • Infections Sexuellement Transmissibles, Bulletin de Santé Publique, Septembre 2018.

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    SOMMAIRE :
    Édito p.1 Points clés p.1 Surveillance des cas de syphilis récente p.2 Focus départemental p.4 Surveillance des cas de gonococcie p.5 Focus départemental p.7 Système de surveillance RésIST p.8

    INTRO / ÉDITO :
    Les infections sexuellement transmissibles constituent un problème de santé publique en raison de leur contagiosité, de leur fréquence, de leur complications (douleurs pelviennes chroniques, infections génitales hautes, infertilité …) malgré la disponibilité du diagnostic et de traitements efficaces. Les données de surveillance RésIST montrent une augmentation importante des cas de syphilis récente entre 2013 et 2015, et même si un début de décroissance s’observe en 2016, leur nombre reste préoccupant. Les infections à gonocoque ont, elles aussi, fortement augmenté entre 2010 et 2016. Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes sont particulièrement concernés par ces IST. Le poids très important des infections sexuellement transmissibles souligne l'importance de l'utilisation du préservatif et du dépistage régulier en cas de rapports sexuels non protégés, particulièrement chez les moins de 25 ans. C’est pourquoi Santé publique France a lancé une campagne de sensibilisation sur le site OnSexprime.fr, dédié à la santé sexuelle des jeunes...

    Télécharger l'intégralité de ce bulletin sur le site de l'ARS PACA Santé.

  • VIH : les chercheurs du monde entier travaillent sur la persistance du virus, une interview réalisée par TV83.info.

    VIH : les chercheurs du monde entier travaillent sur la persistance du virus, malgré les traitements, de plus en plus efficaces.

    Dr lafeuillade

    Le Dr Alain Lafeuillade, chef du service d’infectiologie au Centre Hospitalier Intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), a connu une fin d’année riche en évènements : la sortie d’un livre, « Un médecin ne devrait jamais dire ça », qui est aussi son itinéraire personnel en tant que sidénologue, puis l’organisation, à Miami, d’un « atelier de travail» international sur la persistance du virus à l’état latent chez les patients traités par trithérapie. À son retour, c’est l’avenir de l’hôpital public qui fait l’actualité, ce qui ne peut le laisser indifférent.
    Pour évoquer tous ces sujets, Alain Lafeuillade a bien voulu répondre nos questions…

    340 participants sélectionnés à Miami
    C’est en 2002 que l’idée d’un "atelier" réunissant les spécialistes du VIH venus du monde entier a germé dans l’esprit de ce médecin toulonnais. Le premier "atelier" a eu lieu à St Martin, en 2003 :
    « À l’époque, nous étions 90, mais le thème était déjà centré sur la persistance du virus chez les patients infectés, malgré l’évolution des traitements, » rappelle Alain Lafeuillade. « À partir de 2013, ce « workshop » – qui a lieu tous les deux ans – s’est déroulé à Miami, ville universitaire. En décembre 2017, 340 participants sélectionnés et venus du monde entier, ont présenté leurs travaux pour tenter de répondre à cette question : "comment et pourquoi le virus survit aux trithérapies, pourtant efficaces. Trois semaines après l’arrêt du traitement, le virus se réactive…" »
    N.F.

    La guérison fonctionnelle est possible.

    Un virus « tueur » mais banalisé.

    L’amour du service public.

    L’avenir de l’hôpital en France.

    Retrouvez cette interview sur le site de TV83.info.

  • Résultats finaux de l'essai ANRS IPERGAY : la très haute efficacité de la PrEP à la demande est confirmée

    Anrs

    Paris, le 20 juillet 2016

                         Communiqué de presse                    

    Résultats finaux de l'essai ANRS IPERGAY : la très haute efficacité de la PrEP à la demande est confirmée.


    La dernière phase de l’essai ANRS IPERGAY confirme que la prophylaxie pré-exposition (PrEP) "à la demande" est une méthode très efficace de prévention du risque d’infection par le VIH, chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes et déclarant des comportements à haut risque. Ces résultats sont présentés à la 21ème Conférence internationale sur le SIDA (AIDS 2016), qui se tient à Durban (Afrique du Sud), du 18 au 22 juillet 2016.
    Un vaste programme de recherche, ANRS PREVENIR, évaluera la PrEP à grande échelle en Ile-de-France à partir de fin 2016.

    Réduire le nombre des nouvelles infections dans des populations particulièrement touchées par le VIH est plus que jamais une priorité de santé publique, reconnue par les institutions internationales et par la plupart des pays, au Nord comme au Sud. La Prophylaxie Pré-exposition, ou PrEP, qui consiste à proposer un traitement antirétroviral de manière préventive à des personnes non infectées par le VIH, est une nouvelle arme qui fait l'objet de programmes d'implémentation dans plusieurs villes, principalement aux Etats-Unis et bientôt en Europe : Paris est ainsi la première capitale européenne à avoir lancé un programme ambitieux visant à mettre un frein aux nouvelles infections dans les groupes les plus à risque. Ce programme s'appuiera notamment sur la PrEP.

    Lire l'intégralité de cet article sur le site de l'INSERM

  • Journal de l'éradication des virus

    Journal of virus Eradication

    Un site en anglais pour le suivi des avancées en matière derecherche, de lutte et d'éradication des virus.

    Visitez les pages ce site pour y retrouver toutes les informations sur Virus Eradication.com

     

  • « Sex and slam »

    SLAM - Première enquête qualitative en France.

    Extrait :

    Préface

    L’approche communautaire en santé s’appuie sur des valeurs et une démarche qui partagent le principe d’un processus ascendant et qui obligent ceux qui s’en réclament à prêter la plus grande attention aux demandes et besoins exprimés par des personnes confrontées à des difficultés pour préserver leur santé. C’est ce principe qui a prévalu pour AIDES quand, en 2011, nous avons commencé à recueillir des témoignages sur l’usage de substances psychoactives par voie injectable lors de pratiques sexuelles chez des gays, témoignages recueillis auprès de nos amis, de nos collègues et de nos partenaires associatifs ou du soin sur le terrain. Il nous fallait mieux entendre, mieux comprendre, laisser de la place à la parole de ces hommes qui semblaient se reconnaître sous le terme de « slameur » et le recours à un outil de recherche qualitative et communautaire nous est apparu comme l’alternative la plus adaptée pour construire un savoir collectif sur le slam en France en 2013.

    Lire l'intégralité du document co-rédigé par AIDES, Sidaction, Association des Médecins Gays et l'INSERM ici

  • Les CeGIDD, c'est (bientôt) maintenant !

     

    La loi de financement de la sécurité sociale de 2015 prévoie pour le 1er janvier 2016 la fusion des CDAG (Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit) et des CIDDIST (Centres d'Information, de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles) en une seule structure : le CeGIDD (Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic).

    Ce sera ce modèle unique sur tout le territoire (300 centres en France).

    Le CeGIDD propose bien sûr le dépistage des IST et du VIH, mais aussi, et c'est une première ! une approche globale de la santé sexuelle (information, prévention des dysfonctions relationnelles et sexuelles, prévention des violences de genre...) avec des médecins, des infirmières, des assistants sociaux, des psychologues, des coordinateurs et le sexothérapeute !

    Voilà enfin le terme de "sexologue" entré dans un dispositif de santé !

    Le CeGIDD vient renforcer les dispositifs existants, Centres de Planification, Orthogénie, Centre de Planification et Éducation Familiale (CPEF).

    Des actions seront proposées "hors les murs" - dépistage pour les personnes éloignées du centre de soins.

    Le sexothérapeute sera dédié à l'accompagnement des personnes et des couples souffrant de difficultés d'ordre physiologiques, psychologiques qui impactent leur vie relationnelle et intime, en prenant en compte la personne dans sa globalité : parcours de soin, vie socio-professionnelle, familiale, érotique et sexuelle... Il diagnostique, conseille, assure le suivi et oriente tout en maintenant le lien avec son patient.

    Le CeGIDD est effectif à Toulon, à l'hôpital Sainte-Musse, au sein du centre d'infectiologie du Docteur Lafeuillade.

    Je vais avoir la chance de participer à ce dispositif et de mettre à profit mon expérience et ma volonté d'inscrire la santé sexuelle comme incontournable dans le parcours de soins.

    Sandra GUIADEUR

    Savoir Santé Sexualité

  • PrEP : PROPHYLAXIE PRÉ-EXPOSITION PAR VOIE ORALE – UN NOUVEL OUTIL POUR LA PRÉVENTION DU VIH

    QUESTIONS ET RÉPONSES

    L'ONUSIDA approuve la preuve supplémentaire diffusée en février 2015 qui montre que la prophylaxie de pré-exposition utilisant les médicaments antirétroviraux oraux, la PrEP, peut contribuer à empêcher les personnes de contracter le VIH.

    Les conclusions des essais de la PrEP démontrant son efficacité sur les populations homosexuelles masculines et sur d'autres hommes qui ont des relations avec des hommes, sur des hommes et des femmes hétérosexuels, sur des personnes qui utilisent des drogues et sur des femmes transgenres confirment l'utilité de cette approche comme outil de prévention supplémentaire du VIH.

    Lire la suite de cet article sur ONUSIDA.ORG

    Télécharger le document sur le site ONUSIDA.ORG

  • 2016 : les CeGIDD entrent en piste

    La réforme des centres de dépistage se met en place

    Le 1er janvier 2016, les CDAG (centre de dépistage anonyme et gratuit) et les CIDDIST (Centre d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles) disparaitront.

    Ils cèderont la place à un nouveau type de structure : le CeGIDD (Centre Gratuit d’information, de Dépistage et de Diagnostic des infections par les virus de l’immunodéficience humaine, des hépatites virales et des infections sexuellement transmissibles).

    Lire la suite de cet article sur le site SIDA info service

  • Les lesbiennes face aux IST et au VIH

    Les brochures concernant ce thème ne sont pas nombreuses, beaucoup moins que celles concernant les H.S.H, de fait les lesbiennes et F.S.F ont été longtemps invisibilisées dans la prévention (et ailleurs...)

    A noter aussi que l'hétérocentrisme (voir toutes les attitudes et ne penser qu'à travers le prisme de l'hétérosexualité) ne permet pas le dialogue avec toutes et tous notamment dans les séances d'éducation à la sexualité, à travers tous les discours et les représentations qui sont énoncés,des réalités manquent à l'appel...

    Heureusement les collectifs se mobilisent et les bonnes volontés qui acceptent de parler de TOUTES les sexualités, à égalité, sont bien plus nombreuses qu'avant.

    Donc, en passant, redire que les I.S.T et le V.I.H sont toujours présents et qu'ils concernent tout un chacun.

    Rappeler aussi (mais c'est un autre sujet qui sera traité dans un autre onglet) que les violences existent dans un couple lesbien ou gay, et cela aussi on en parle si peu ...

     

    Visualisez et téléchargez le document sur « http://education-sante-ra.org/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

    http://education-sante-ra.org/publications/2011/fiche_pratique_crips_06.pdf

    Fiche pratique CRIPS 06.pdf

  • PrEP : les nouvelles recommandations des experts francais

    « Le groupe d’experts du rapport Morlat a rendu publiques et officielles, ce matin vendredi 9 octobre, ses recommandations réactualisées sur la prophylaxie pré-exposition (PrEP). Elles étaient très attendues, tout comme l’avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) sur la recommandation temporaire d’utilisation de Truvada en préventif, qui doit sortir dans quelques semaines. Pour quels groupes et personnes la PrEP est-elle recommandée ? Dans quel cadre ? Avec quel suivi ? Voici ce que préconisent les experts français »

    Pour voir l'intégralité de l'article sur « http://www.seronet.info/ », cliquez sur le lien ci-dessous :

    PrEP : les nouvelles recommandations 2015 des experts francais

  • Autotests de dépistage de l’infection par le VIH

    Les CDAG, Centres de dépistages anonymes et gratuits sont ouverts à tous, ils existent depuis 1986 dans chaque département de France, ces tests sont sûrs.

    Depuis, l'on s'est rendu compte que des personnes n'avaient jamais accès au dépistage pour mille raisons, n'étaient pas touchées par les campagnes de prévention et étaient donc innaccessibles...

    Dépister tôt c'est permettre aux personnes contaminées une prise en charge plus efficace contre le virus du SIDA, c'est un accompagnement et des conseils de non sur infection et de non contamination du ou des partenaires.

    Les TRODS et maintenant Auto-tests permettent à une personne de réaliser seule un test de dépistage (à toujours faire vérifier par un CDAG) et aussi à des professionnels de proposer du dépistage « hors les murs » : milieux festifs, prostitution...

    L'idée est de « faire baisser la charge virale d'une population » : ainsi plus tôt dépisté, plus tôt pris en charge et meilleure réponse des traitements face au virus...

    Les auto-tests renforcent le dispositif et c'est tant mieux, des réserves quand même face à des personnes fragiles, isolées face à un résultat positif...

    Bientôt les CeGIDD verront le jour (janvier 2016), ils permettront des dépistages, des conseils en santé sexuelle, toujours le même objectif de se rapprocher des populations à risques et de les accompagner.

     

    Pour consulter ou télécharger le document de la « Haute Autorité de Santé », cliquez sur le lien ci-dessous :

    Autotests de dépistage de l’infection par le VIH.pdf

     

  • Traitement antirétroviral

    Le Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes publie les préconisations en matière de traitement antirétroviral pour améliorer la prise en charge des patients qui ont contracté le SIDA ou une hépatite.

    « Depuis les précédentes recommandations du groupe d’experts sur la prise en charge thérapeutique des personnes infectées par le VIH en 2006, des études de cohortes ont apporté des informations nouvelles sur le moment optimal pour débuter un traitement antirétroviral ; de nouveaux médicaments et de nouvelles associations fixes de deux INTI ont été commercialisés, de nouveaux schémas thérapeutiques à la fois plus simples et mieux tolérés ont été validés. Les recommandations actuelles tiennent compte de ces éléments nouveaux et ont pour objectif de répondre aux questions suivantes :

    – quels sont les objectifs du traitement antirétroviral ?

    – quand débuter un premier traitement antirétroviral ?

    – quelles associations d’antirétroviraux devraient être utilisées préférentiellement en première intention ?

    – quelles associations d’antirétroviraux ne doivent pas être prescrites en première intention ?

    – pourquoi et comment modifier un premier traitement antirétroviral ?

    – comment prévenir et gérer un échec thérapeutique sous antirétroviraux ?

    Les situations particulières (VIH-2, grossesse, primo-infection…) sont abordées dans les chapitres correspondants. »

    Vous pouvez consulter et télécharger ce document de 29 pages en cliquant sur le lien ci-dessous :

    05_Traitement_anti_retroviral.pdf

  • Accidents d’ Exposition au Sang

    Guide de prise en charge des accidents d’ Exposition au  Sang (AES), Accidents d'Exposition aux risque Viral (AEV)

    Visualisez ou téléchargez ce document sur « http://www.corevih-haute-normandie.fr/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

    Prise en charge d'un accident d'expositon au risque viral - Document MAJ 2014 - COREVIH - Corrections IG 20 février.pdf

  • Fiche pratique : traitement pré-exposition au VIH (dit « PrEp »)

      Fiche pratique : traitement pré-exposition au VIH (dit « PrEp »)

    Visualisez ou téléchargez le document sur « http://www.infestiologie-toulon.fr/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

    Microsoft Word - PrEp.doc - Fiche Pratique 3.pdf

  • Fiche pratique : transmission VIH et fellation non protégée

    Fiche pratique : transmission VIH et fellation non protégée

    Visualisez ou téléchargez le document sur « http://www.infectiologie-toulon.fr/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

    Microsoft Word - Fiche pratique 2.docx  - Fiche pratique2.pdf

  • Traitement d'urgence contre le VIH-SIDA

    Traitement d'urgence contre le VIH-SIDA

    Visualisez ou téléchargez ce document sur « http://www.infectiologie-toulon.fr/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

    AEV CHITS 03.15.pdf

  • Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH

    Prise en charge médicale des personnes vivant avec le VIH

    Visualisez ou téléchargez ce document sur « http://www.sante.gouv.fr/ » en cliquant sur le lien ci-dessous :

    Microsoft Word - experts-vih_actualisations2014 - experts-vih_actualisations2014.pdf

  • Hépatite C

  • VIH SIDA

    J'ai 43 ans quand j'écris ce texte, je suis maintenant une professionnelle de la santé sexuelle et je voudrais témoigner pour les plus jeunes de ce qu'a représenté l'arrivée brutale de cette infection dans nos sociétés, nos vies, nos cœurs… Je renvoie d'ores et déjà le lecteur au livre témoignage important de Didier Lestrade et de Gilles Pialloux : « SIDA 2.0 regards croisés sur 30 ans d'une épidémie ».

    Cette épidémie est arrivée brutalement, c'était comme une guerre invisible, on ne comprenait pas ce qui se passait, on ne savait rien d'elle ni comment s'en protéger, pourquoi de jeunes hommes mourraient, pourquoi des usagers de drogue par intraveineuses, pourquoi plus d'Haïtiens... Puis des femmes aussi...

    Les antis libertés qui se sont emparés de cette nouvelle pour accuser les homosexuels, les racistes pour dire que c'était la faute de l'Autre, toute une presse s'est déchainée à l'époque !

    En attendant les analyses des uns et des autres, les personnes mourraient... vite…

    J'étais dans ma chambre de fac lorsque j'ai entendu à la radio l'annonce du décès du chanteur des « Queen », Freddy Mercury, et même si c'était en 1991 et que le monde avait déjà perdu trop de connus et d'inconnus, cet épisode renferme symboliquement la fin d'une époque où la sexualité pouvait être vécue sans se poser de questions.

    Ma génération a été la première à devoir penser préservatif avant l'envie, infection avant désir, mort en lieu et place de la vie et ce n'était pas simple...

    Cette génération a dû penser en même temps que déjà repenser la relation à l'autre, la sexualité, la protection et pour ma part je lisais tout sur l'infection devenue une pandémie tant son impact sur nos consciences a été majeur et déterminant pour notre futur d'hommes et de femmes.

    Le SIDA c'est une génération qui a su aussi s'organiser, c'est un mouvement associatif incroyable qui a mis le patient, expert de sa pathologie, au centre de toutes les décisions, un monde associatif militant et provoquant qui a su influencer et se faire entendre pour que la réponse médicale arrive, arrive enfin...

    La remise du prix Nobel a constitué à ce titre la reconnaissance officielle du rôle majeur joué par l'Institut Pasteur, notamment en la personne de Luc Montagnier et de Françoise Barré-Sinoussi dans la co-découverte du virus de l'immuno-déficience humaine.

    Où en sommes-nous maintenant ? Les multi thérapies arrivées en 1996 vont pouvoir, malgré de lourds effets secondaires, permettre aux personnes de vivre ! De contrôler leur charge virale et de commencer (pour ceux qui la supportent bien) à faire à nouveau des projets. La transmission de la mère à l'enfant n'est plus une fatalité (dans les pays qui ont accès pleinement aux traitements et à une bonne prise en charge).

    Dans mes interventions, j'ai remarqué qu'aujourd'hui, le SIDA ne fait plus peur, et c'est tant mieux, par contre il est inquiétant de constater qu'il y a beaucoup moins de moyens dédies à des actions de sensibilisations, ce qui fait que nous n'en parlons plus (ou moins), que donc les personnes pensent que ce n'est plus si important que cela, on croit (à tort) que cette infection n'est plus un problème... et l'utilisation du préservatif n'est plus systématique... et l'infection revient… et les contaminations reprennent...

    50 000 personnes qui vivraient avec le virus sans le savoir en France !

    Pour finir soulignons toujours, qu'ici comme ailleurs, les personnes contaminées continuent à souffrir autant de la discrimination, de l'homophobie et de l'ignorance de ceux qui les rejettent, que de l'infection elle-même. Cette difficulté ne s'est pas envolée avec les progrès des traitements.

    Être séropositif ne se dit pas encore partout ni à tout le monde de peur du rejet et de la stigmatisation et, ici comme ailleurs, tous nos efforts doivent lutter contre ces violences, mais aussi contre les inégalités d'accès aux soins et la précarité de ceux qui doivent conjuguer traitements et survie.

    Ne lâchons rien, l'épidémie est toujours là : homo, hétéro, bi et dans le monde entier !

    Sandra GUIADEUR

    Savoir Santé Sexualité